Actualité

LE SACRÉ – CŒUR DE JÉSUS

publié le 29 juin 2017 à 01:55 par Alexandre NEVEJANS   [ mis à jour : 29 juin 2017 à 01:56 ]

Histoire et actualisation

Le Sacré-Cœur de Jésus : une histoire

Au cours de son histoire deux fois millénaire, les Églises ont connu plusieurs spiritualités et dévotions diverses. Parmi elles, certaines se sont distinguées dans le temps et dans l’espace. La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus en fait partie.

C’est au 17e s. que l’histoire de Sainte Marguerite-Marie inaugurera cette dévotion au cœur sacré de Jésus dans le monde. Ce fut, selon la religieuse de l’ordre de la Visitation (Paray-le-Monial) une promesse de réparation et d’amour.

Promesses de Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie

En 1675, Notre-Seigneur déclare à sainte Marguerite-Marie Alacoque : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; […] C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, […]et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur ».

En outre 12 promesses accompagneront cette ferveur, dont nous citons les trois premiers :

Les 12 Promesses de Notre-Seigneur aux dévots de son Sacré-Cœur

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

2. Je mettrai la paix dans leurs familles.

3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.

Depuis lors cette dévotion n’a cessé de s’étendre dans les paroisses et les mouvements dédiés à cette spiritualité de la conversion. Elle s’est développée et se décline sous plusieurs consécrations : la consécration personnelle, la consécration de la famille, les Litanies du Cœur de Jésus, l’acte de réparation, la pratique des neuf premiers vendredis du mois…

Au de-là de ces pratiques, le cœur humain est appelé à se souvenir qu’un seul cœur est à l’origine du salut. Le livre du Deutéronome le rappelle à tous les chrétiens : « Tu es un peuple consacré à Yahvé ton Dieu. Si Yahvé s’est attaché à vous et vous a choisis,[…]c’est parce que Yahvé vous aime » (Cf. Dt 7,6-8).

Le Sacré-Cœur de Jésus : une spiritualité

Le vendredi dédié au Sacré-Cœur, dans la liturgie les textes évoquent le cri de cœur de Jésus lui-même : « Je proclamerai tes grandeurs, Père, Seigneur du ciel et de la terre, car tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et tu les as révélées à des tout-petits. Oui, Père, c’est cela qui t’a paru bon ! » (Mt 1,25-26).

Toujours dans les textes, ce n’est pas étonnant que l’occurrence du mot « amour » dans la première lecture, revient huit fois !

-          l’amour vient de Dieu ; Dieu est amour ; l’amour de Dieu nous a été révélé ; Voilà comment est l’amour ; Son amour s’épanouit au milieu de nous ; nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous ; Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu

Nous sommes cernés par l’amour divin ! Nous sommes aimés d’un cœur pur !

Puissions-nous ouvrir les yeux et les cœurs pour le découvrir dans la simplicité des « enfants » comme le recommande le Christ.

Le Sacré-Cœur de Jésus : une actualité

            Aujourd’hui, le cœur est utilisé par tous ceux qui en sollicitent le symbole. Les objectifs sont multiples et peuvent même servir le marketing postmoderne. Il n’est plus l’apanage du religieux. Le cœur est un « fourre-tout » pourvu qu’il serve une cause ou une autre. C’est peut-être l’occasion de rappeler que c’est le « siège » de la vérité de tout homme ou toute femme. On ne joue pas avec le cœur dit-on.

            Parmi les saints connus et moins connus, certains ont adopté cette spiritualité. On peut citer saints François de Sales, Jean Eudes, Claude la Colombière, Jean Bosco… Ces derniers en ont fait un « instrument » pastoral et spirituel pour inciter à la conversion en commençant par la leur. Histoire de dire qu’il faut toujours placer le cœur à l’endroit où il faut.

Rien d’étonnant à ce que le lendemain de cette fête, les Églises catholiques se penchent sur le cœur immaculé de Marie. Ce cœur qui a connu les chemins de la douleur et de la gloire du Christ. Si toute spiritualité doit conduire à Dieu le Père, des cœurs convertis ne peuvent que s’en approcher dans la vérité et la paix intérieure. Le cœur sacré de Jésus est tout un message…

P. Nérée Z.

CHRIST EST RESSUSCITE

publié le 17 avr. 2017 à 10:40 par Alexandre NEVEJANS   [ mis à jour : 17 avr. 2017 à 10:40 ]

CHRIST EST RESSUSCITE POUR UN MONDE DE PAIX !

            Après quarante jours passés dans le temps du carême, Pâques s'ouvre aux yeux des chrétiens, sinon dans les cœurs de ceux qui croient au Ressuscité !

            Pâques, c'est effectivement le cœur de toutes les fêtes chrétiennes. AU centre de ces célébrations pascales se trouve un nom : Jésus ! C'est en Lui que plus d'un milliard de croyants ont fondé leur existence depuis plus de deux mille ans. "Vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité" (Mc 16,6)

            Pâques, c'est la Foi de ceux qui espèrent en Dieu et attendent un signe de bénédiction tous les jours. " Le Seigneur est réellement ressuscité." (Lc 24,34)

            Pâques, c'est la Fête de tous ceux qui savent recevoir, donner et annoncer la joie à leurs frères. " Après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée." (Mt 26,32) Jn 21:14

            Pâques, c'est aussi ce que nous lisons dans les Écritures : "C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts." (Jn 21,14)

Pâques, c'est enfin notre réponse face à ces mystères, à la manière de ceux qui ont cru :

 "Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète." (Jn 7,40)

            En ces moments où les chrétiens se réjouissent de la grâce divine pour le monde, il nous faut penser à tous ceux qui ne croient pas, ceux qui doutent et ceux qui sont en chemin vers la foi. Pensons aussi à toux ceux qui sont chrétiens dans l'âme et qui ne cessent d'œuvrer pour un monde de paix et de joie.

            Que le Seigneur bénisse tant d'efforts pour que l'humanité se réconcilie avec le bonheur qu'elle recherche chaque jour. C'est ce Bonheur-là que les chrétiens ne cessent d'annoncer en Jésus le Christ !

P. Nérée

 

Le thème de cette année 2017

publié le 13 janv. 2017 à 02:28 par Prieuré vieux-catholique St Charbel

 Le thème de cette année 2017

 « Nous réconcilier.
L’amour du Christ nous y presse 
»

 

 Chaque année, une équipe prépare cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Pour l’an 2017, c’est un groupe allemand qui a l’insigne honneur de proposer le thème et la façon de le conduire dans les célébrations communes et interconfessionnelles. Les Églises d’Allemagne proposent l’œuvre de réconciliation du Christ, à partir d’un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens (2 Cor 5,14-20). Ce thème oriente vers deux idées majeures :

-   Célébrer l’amour et la grâce de Dieu, la « justification de l’humanité par la grâce seule ».

   Cette parole est fondatrice des Églises issues de la Réforme de Martin Luther.

-   Reconnaître la douleur causée par les profondes divisions de la Réforme et demander pardon.

 

Un appel à se réconcilier selon la parole de l’Apôtre

Il y a un vibrant appel à la réconciliation (un don de Dieu) qui émane dans ce message en cette année 2017, où l’Allemagne va organiser une commémoration commune des origines de la Réforme (1517-2017).

             C’est pourquoi pendant les célébrations les Allemands, en référence à la destruction du mur de Berlin en 1989, vont construire et détruire un mur pour symboliser tout ce qui met des barrières entre les Églises et les communautés ecclésiales : divisions, controverses, altercations, critiques, rivalités, conflits…

            Désormais, l’esprit des chrétiens doit les conduire, à travers ces célébrations œcuméniques, vers une plus grande communion. Toute la crédibilité de l’Évangile y est ainsi engagée. C’est le fondement même du christianisme.

 

Père Nérée Z.

Bréve histoire de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens

publié le 13 janv. 2017 à 02:26 par Prieuré vieux-catholique St Charbel

BRÈVE HISTOIRE DE LA SEMAINE DE PRIÈRE

POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS

Chaque année, depuis le début du XIXe siècle, les chrétiens ont pris l’habitude de prier ensemble pour marcher de concert vers l’unité et la communion des Églises du Christ. Cet événement a une longue histoire. L’origine d’une si grande « semaine » mérite une attention particulière.

Des personnalités …

Deux hommes particuliers sont à la base de cette prière
spéciale. Le premier, Paul Wattson, un prêtre épiscopalien, initie une octave (huit jours) de prière en faveur de l’unité, en 1908 aux États-Unis. Le second, Abbé Paul Couturier, est un prêtre français originaire de Lyon. Il développera cette idée en évoquant le terme de « Semaine de prière » pour un large rassemblement des chrétiens. Cette recherche d’unité est perçue désormais comme une quête des chrétiens et des Églises autour du Christ, telle qu’il la veut et par les moyens qu’il voudra.

… et des initiatives

Depuis les années 1930, elle a commencé à se reprendre dans le monde. Et, à partir de 1958 et surtout après le concile Vatican II, le Conseil œcuménique des Églises et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens ont collaboré activement pour cette œuvre divine. Les thèmes de prières et des célébrations sont préparés par des équipes internationales et interconfessionnelles.

Pourquoi la date annuelle du 18 au 25 janvier ?

Le 18 janvier, était la fête de la Chaire de Pierre à Rome et le 25 janvier est la fête de la conversion de Saint Paul. C'est une période symbolique. Toutefois, dans certains pays, c'est la fête de la Pentecôte qui est choisie pour célébrer cette semaine. Là également, l’effusion de l’Esprit pour les disciples du Christ, est hautement significative.

Promouvoir une « prière » pour que l’amour mène vers l’unité

            Nous réconcilier, l’amour du Christ nous y presse ardemment, car celui que prêchent tous les chrétiens, c'est le Christ. Il a proclamé une « Bonne Nouvelle » aux hommes de son temps. Son héritage est partagé par de nombreux chrétiens et de nombreuses Églises et communautés ecclésiales dans le monde. S’ils annoncent l’amour de Dieu pour l’humanité, les baptisés (au nom du précieux sang de Jésus qui réconcilie et fait l’unité) ont l’ultime devoir de témoigner dans la vérité ce qu’ils confessent chaque

 

Père Nérée Z. 

Unité des Chrétiens 2017

publié le 13 janv. 2017 à 02:23 par Prieuré vieux-catholique St Charbel   [ mis à jour : 13 janv. 2017 à 02:24 ]

 

Nous réconcilier.

L’amour du Christ nous y presse

(Cf. 2 Cor 5,14-20)

 

  

        La réconciliation ! C’est par ce mot qui a une bonne
résonance avec l’année de la miséricorde qui vient de s’écouler, que tous les chrétiens vont vivre ensemble la
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

         Cette semaine de prière, en rappel, constitue les sept jours de l’année pendant lesquels le christianisme s’interroge sur l’histoire des divisons internes. Histoire semée d’embûches diverses qui ont finalement nui à sa communion et la richesse de sa diversité. C’est justement ces fractures que le mouvement œcuménique tente de guérir, sinon même d’aller à la conquête d’une « unité perdue » et mise à l’épreuve depuis deux millénaires.

« Qu’ils soient un afin que le monde croie » (Jean 17,21)

Si cet engagement est une responsabilité, les chrétiens ont le devoir de faire valoir ce dont ils sont capables quand l’Esprit Saint les anime de l’intérieur. L’esprit du vivre ensemble.

Dans le monde, cette « Semaine » n’est pas entièrement vécue, mais le cœur des chrétiens est aussi brûlant que celui des disciples sur le chemin d’Emmaüs. Les chrétiens, tous baptisés au nom du Christ sauveur, sont appelés à relever des défis pour laisser place à la prière, la joie et l’espérance de vivre cette unité que tous les chrétiens appellent de tout leur cœur.

 

Père Nérée Z. 

Lettre du Nonce Apostolique de France

publié le 5 janv. 2017 à 08:21 par Alexandre NEVEJANS   [ mis à jour : 5 janv. 2017 à 08:21 ]

Suite à une correspondance avec le Père Alexandre NEVEJANS, prêtre de notre Eglise dans la région Centre, et le Nonce Apostolique Son Excellence Monseigneur Luigi Ventura, celui-ci après avoir communiqué avec Son Éminence le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens : Je cite " Si dans le cadre du dialogue œcuménique entrepris depuis le concile Vatican II... l'Eglise catholique, jusqu'ici n'a pas contesté la validité du ministère ecclésial des églises vieilles-catholiques... de l'Union d'Utrecht, ni celles de l'Union de Scranton... cette situation n'empêche pas de développer de bonnes relations avec les Évêques catholiques français".

+ Luigi Ventura
Nonce apostolique

Le temps de l'Avent

publié le 20 déc. 2016 à 01:54 par Prieuré vieux-catholique St Charbel

 

 

LE TEMPS DE L’AVENT !

Le temps de l’attente d’une « Lumière »

 

 

 

            Attendre, mais quoi ?

Traditionnellement le temps de l’Avent est défini comme le « Temps » de l’attente par excellence. Chaque année l’Église attend son Sauveur l’Emmanuel « Dieu avec nous » ! (Is 7,14). Serait-ce l’image des bougies qui attendent la lumière et d’être embrassées à leur tour.

Quelles « attentes » faut-il dans ce troisième millénaire ou les hommes et leurs aspirations sont diverses, improbables et quelque fois inquiétantes ? Les raisons se justifient amplement dans un monde habité par des angoisses permanentes (Maladies incurables, Pauvretés endémiques, Guerres au Moyen-Orient…). Nul n’est à l’abri d’une mauvaise surprise aujourd'hui. Les mauvaises nouvelles touchent l’être profond quand elles concernent surtout notre entourage (familles, amis, connaissances…).

L’Attente chrétienne et les autres « attentes »

Et tous ces obstacles à l’épanouissement des chrétiens conviaient à une plus grande solidarité devant les incertitudes de nos villes et campagnes ? Solidaires entre frères, entre familles, entre Églises du Christ pour un témoignage rayonnant dans le monde. Au risque de tomber dans les pièges du mal où les prophètes, marchands d’illusions, vendent si bien leurs bonheurs d’un jour. Ces prophètes de la « fin du monde » qui se nourrissent bien des « peurs » humaines …

Promesse et Espérance d’un Dieu attendu

Dieu, dans le message de l’Avent promet de venir habiter chez les hommes, et plus encore dans leurs cœurs. Si le Seigneur libère l’homme, il le fait en profondeur, en le purifiant dans son corps, son cœur, son esprit, son âme. C'est dans ce sens que le Messie qui vient, procure espérance, joie, confiance.

Si l’Avent est un signe du Seigneur qui vient et qui est attendu par les cœurs qui cherchent Dieu, c'est aussi la seule garantie du salut et l’assurance du chrétien de ce siècle. Ainsi, vivre ces derniers temps de l’Avent, c'est aussi se souvenir de la promesse de Dieu dans l’histoire du peuple qu’il a choisi. C'est se tourner vers l’ « Enfant divin » qui a été annoncé de toute éternité (Hb 1,2).

La paix : une Bonne nouvelle au cœur du monde !

L’enfant qui vient est d'abord une « Bonne nouvelle » (Mt 1,23). Avant toute chose, il faut accueillir et se réjouir avec cet enfant. C'est le Prince de la Paix, c'est cette paix que tout homme recherche du fond de son cœur ! C'est sans doute la mission des Églises et des chrétiens d’aujourd’hui : (s’) accueillir, se réjouir, vivre la paix et la partager autour de soi. C'est vraiment l’image de cette bougie qui reçoit la « Lumière » … et qui la transmet à son tour.

Bonne préparation à la fête de l’Emmanuel !

 

Père Nérée

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